European Commission Publishes Second Edition of PPWR FAQs Just 11 Days Before Application

La Commission européenne publie la deuxième édition de la foire aux questions sur le PPWR, à seulement 11 jours du début de la période de dépôt des demandes

De quelle manière ces nouvelles interprétations pourraient-elles influencer l’application actuelle du PPWR ?

Le 1er août 2026, la Commission européenne a publié la deuxième édition de sa « Foire aux questions » relative au règlement sur les emballages et les déchets d’emballages. À seulement onze jours de l’entrée en vigueur du règlement sur les emballages et les déchets d’emballages, prévue le 12 août 2026, les entreprises disposent ainsi d’une mise à jour complète comprenant de nouvelles interprétations des définitions et des obligations fondamentales.

Quoi de neuf ? Faits et chiffres

Le document en chiffres :

  • 2e édition de la foire aux questions
  • Il ne reste plus que 11 jours avant la date limite de dépôt des candidatures pour le PPWR
  • 69 pages réparties en 20 chapitres,
  • plus de 30 articles nouveaux ou profondément remaniés, ainsi que
  • 1. Un tout nouveau chapitre XVI, consacré à la mise en pratique.

La Commission publie des lignes directrices nouvelles ou élargies sur les thèmes suivants :

  • Étiquetage et traçabilité des emballages,
  • Exécution après le 12 août 2026,
  • Obligations relatives aux emballages de transport,
  • les instructions du fabricant,
  • substances préoccupantes au sens de l’article 5,
  • Étiquetage de l’emballage et
  • la gestion des emballages et des produits déjà présents dans l’entrepôt.

Certaines de ces précisions pourraient avoir un impact direct sur les décisions de mise en œuvre déjà prises par les entreprises.

Point clé n° 1 : Qui est le fabricant d’emballages de transport ?

La principale nouveauté concerne le rôle du fabricant dans le secteur des emballages de transport.

Selon la nouvelle interprétation de la Commission, on entend par « fabricant d’emballages de transport », en principe, l’entreprise qui fabrique l’emballage sous sa forme définitive.

Cela pourrait signifier que les fournisseurs de certains emballages de transport ou matériaux d’emballage devront assumer, dans le cadre de la directive PPWR, une responsabilité plus grande que celle prévue jusqu’à présent.

La question est particulièrement controversée dans le cas des matériaux d’emballage qui ne prennent leur forme définitive qu’au moment de leur utilisation, comme par exemple le film rétractable, les matériaux de revêtement ou les emballages souples similaires.

La position de la Commission ne semble pas correspondre entièrement à l’interprétation donnée jusqu’à présent par le Registre européen des emballages (EUNR) et par l’organisme allemand Zentralstelle Verpackungsregister. Dans ses lignes directrices précédentes, il était précisé que certains matériaux ne sont considérés comme des emballages que lorsqu’ils prennent leur forme définitive d’emballage, une fois remplis ou assemblés.

Par conséquent, cette interprétation actualisée pourrait entraîner un transfert considérable de responsabilité des titulaires de marques, des embouteilleurs ou des utilisateurs d’emballages vers les fournisseurs d’emballages et les fabricants de matériaux.

Thème 2 : Article 5 et substances préoccupantes

La version mise à jour de la foire aux questions contient en outre des indications supplémentaires concernant le respect de l’article 5, relatif aux substances potentiellement dangereuses présentes dans les emballages.

La Commission renvoie aux normes et aux rapports techniques existants, sur la base desquels les fabricants peuvent démontrer qu’ils respectent l’obligation de réduire au minimum les substances potentiellement dangereuses et de se conformer aux valeurs limites relatives aux concentrations en métaux lourds.

Cela offre aux entreprises une approche plus axée sur la pratique pour organiser leur audit de conformité.

Cependant, cela met également en évidence l’importance de disposer d’informations fiables sur les fournisseurs et de la documentation correspondante.

Les fabricants devraient être en mesure de démontrer ce qui suit :

  • quels matériaux et substances l’emballage contient-il,
  • Quelles sont les déclarations du fournisseur ou les rapports d’essai disponibles ?,
  • Comment l’exigence de minimisation a-t-elle été évaluée ?, et
  • Comment le respect des limites de concentration en vigueur a-t-il été documenté ?

Pour de nombreuses entreprises, le principal défi lié à la mise en œuvre de la réglementation ne sera pas tant le seuil fixé par la loi en soi que la disponibilité et la qualité des informations tout au long de la chaîne d’approvisionnement.

La mise à jour de la foire aux questions accentue donc la pression exercée sur les fournisseurs pour qu’ils fournissent une documentation complète et utile.

Thème 3 : Étiquetage et identification des emballages

La deuxième édition comprend en outre des directives supplémentaires concernant l’identification et la traçabilité des emballages.

L’emballage doit porter un marquage permettant de l’identifier par rapport à la déclaration de conformité et à la documentation technique correspondantes.

Dans la pratique, cela nécessite généralement un numéro de type, de lot, de série ou tout autre numéro d’identification.

La Commission souligne que, dans de nombreux cas, un étiquetage au niveau du lot peut suffire. L’étiquetage individuel de chaque emballage pourrait ne pas toujours être nécessaire, à condition que l’emballage puisse être clairement associé à la documentation de conformité correspondante.

C’est important pour les entreprises qui, jusqu’à présent, ne savaient pas clairement si chacun des composants de l’emballage devait porter un numéro unique.

Les lignes directrices mises à jour confirment en outre que le respect d’autres règles d’étiquetage spécifiques au secteur, telles que la réglementation en matière alimentaire, ne garantit pas automatiquement le respect des exigences d’identification prévues par la PPWR.

Les entreprises doivent donc vérifier si les étiquettes apposées sur les emballages et la documentation jointe qu’elles utilisent actuellement contiennent toutes les informations exigées par la PPWR.

Quelles sont les implications de cette situation pour les stocks actuels ?

La nouvelle foire aux questions apporte quelques précisions pratiques concernant les emballages fabriqués avant le 12 août 2026.

En règle générale, les stocks d’emballages ne doivent pas être détruits ni réétiquetés au seul motif de l’entrée en vigueur du PPWR.

Dans certains cas, l’absence de marquages ou d’indications du fabricant peut être compensée par la documentation jointe.

Il est toutefois attendu des entreprises qu’elles continuent à mettre tout en œuvre pour obtenir ou reconstituer les documents de conformité nécessaires, même s’il n’est plus possible de retrouver le fournisseur d’origine.

Cela signifie qu’il ne faut pas négliger les stocks actuels. Les entreprises doivent identifier les emballages qui ont été fabriqués avant la date de référence et documenter la manière dont ils seront gérés.

Conséquences pour le 12 août 2026

La mise à jour de la foire aux questions pourrait avoir un impact significatif sur la manière dont les entreprises répartissent les responsabilités au sein de leurs chaînes d’approvisionnement.

Plus précisément, un plus grand nombre de fournisseurs pourrait être considéré comme équivalent aux fabricants et pourrait donc être contraint d’assumer des obligations que, jusqu’à présent, de nombreuses entreprises considéraient comme incombant au titulaire de la marque, à l’embouteilleur ou à l’utilisateur de l’emballage.

Parmi celles-ci peuvent figurer les fonctions suivantes :

  • Évaluation de la conformité,
  • documentation technique,
  • la déclaration de conformité de l’UE,
  • Étiquetage de l’emballage,
  • La documentation fournie par les fournisseurs, ainsi que
  • Communication avec les importateurs et les distributeurs.

Dans le cas de certains matériaux d’emballage, cela pourrait entraîner un transfert considérable de responsabilité du titulaire de la marque vers le fournisseur de l’emballage ou du matériau.

Par ailleurs, la Commission souligne qu’à compter du 12 août 2026, l’application des règles devrait, en principe, reposer sur une approche proportionnée et coopérative.

Il ne faut pas partir du principe que les emballages non conformes à la réglementation seront automatiquement interdits dans tous les cas dès la date de référence. Les autorités peuvent, dans un premier temps, exiger la mise en œuvre de mesures correctives et accorder aux entreprises le délai nécessaire pour remédier aux lacunes constatées.

Il ne faut pas interpréter cela à tort comme un report des obligations prévues par le PPWR. Les entreprises doivent continuer à démontrer qu’elles se sont activement préparées à se conformer à la réglementation et qu’elles sont en train de remédier aux lacunes restantes.

Que devraient vérifier les entreprises à l’heure actuelle ?

La mise à jour de la foire aux questions rend indispensable une nouvelle évaluation du papier et de l’emballage.

Les entreprises devraient vérifier les points suivants :

  • la classification des différents types d’emballage,
  • le rôle du fabricant pour chaque emballage et chaque composant,
  • les obligations des fournisseurs d’emballages,
  • le traitement des emballages de transport et des matériaux d’emballage,
  • les éléments de preuve disponibles conformément à l’article 5,
  • Étiquetage et traçabilité des emballages,
  • Documentation relative aux stocks disponibles, ainsi que
  • la définition des responsabilités dans les contrats conclus avec les fournisseurs.

Il est peu probable qu’une évaluation générale à l’échelle de l’entreprise soit suffisante.

Une même entreprise peut être à la fois fabricant d’un type d’emballage, distributeur d’un autre et importateur ou fabricant d’un troisième.

Par conséquent, seule une analyse détaillée de la gamme d’emballages et du rôle joué par l’entreprise dans la chaîne d’approvisionnement, tant en ce qui concerne les emballages que les composants, permet d’avoir une vision claire de la situation.

Conclusion

La deuxième édition de la foire aux questions sur le PPWR de la Commission est publiée à un moment particulièrement délicat du processus de mise en œuvre.

Il fournit des indications utiles dans divers domaines, mais propose également de nouvelles interprétations qui pourraient amener les entreprises à reconsidérer des décisions qu’elles considéraient déjà comme définitives.

Les répercussions les plus importantes concernent le rôle des fabricants, notamment dans le secteur des emballages de transport et des matériaux d’emballage.

La date limite approchant, les entreprises ne devraient pas avoir à recommencer de zéro l’ensemble du processus d’adaptation. Elles devraient toutefois identifier les éléments de leur procédure actuelle qui sont concernés par les nouvelles directives et déterminer dans quels domaines il pourrait être nécessaire d’adapter les responsabilités des fournisseurs, la documentation ou l’étiquetage des emballages.

À une semaine de l’entrée en vigueur de la PPWR, il est plus important que jamais de clarifier les rôles et les compétences en matière d’emballages.

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